La protection des droits des salariés à l’ère de la RSE : entre Droit dur et Normes souples

Yassine CHAREF / Dr. Abdesselam MAISSOUR

DOI : https://doi.org/10.65040/remeje.2026.022639

Cet article analyse la contribution des instruments de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) à la protection des droits des salariés, à l’intersection du droit dur et des normes souples. Il met en évidence le rôle croissant des standards internationaux, labels et certifications dans l’amélioration des conditions de travail et la promotion des droits fondamentaux au-delà des obligations légales.
L’étude examine les principaux référentiels internationaux, notamment le Pacte mondial des Nations Unies, les normes de l’Organisation internationale du Travail, ainsi que les standards ISO (ISO 26000 et ISO 45001) et la certification SA8000, en soulignant leur influence sur les pratiques des entreprises. Elle met également en lumière l’articulation entre le droit contraignant et le droit souple, en considérant la RSE comme un instrument complémentaire de régulation sociale.
Au niveau national, l’analyse de l’expérience marocaine révèle une institutionnalisation progressive de la RSE à travers des mécanismes tels que le label RSE de la CGEM et les dispositifs de normalisation. Toutefois, l’efficacité de ces instruments demeure limitée en raison de leur caractère volontaire, ce qui appelle à un renforcement de leur articulation avec les normes juridiques contraignantes afin d’assurer une meilleure protection des droits des salariés.

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